Notre philosophie

 

 

Si nous avons très vite été émerveillés par ce que l'âne pouvait apporter à l'homme, nous nous sommes rapidement demandés ce que l'homme pouvait bien apporter à l'âne?

L'âne nous oblige à nous centrer, à nous calmer face à lui, à ne pas trop exiger...

Il demande dans la rencontre un temps d'adaptation et de compréhension, sans pour autant tout accepter. Car l'âne doit comprendre que l'homme n'est pas un âne et ne fonctionne pas avec les mêmes codes. (l'inverse étant vrai aussi)

 

Il nous semble essentiel que cette rencontre avec l'animal se fasse dans le don contre don. L'âne est depuis longtemps et au travers de diverses cultures un animal tant adoré que dénigré, peut-être en lien avec sa proximité avec l'homme et l'usage que ce dernier en a fait. Si dans nos pays, il devient de plus en plus un animal de compagnie, force est de constater que dans d'autres parties du monde, où l'homme se bat encore lui-même pour sa survie, l'âne est moins bien loti.

En Occident néanmoins, l'âne demeure un équidé de moindre valeur que le cheval et cela malgré son regard un peu triste qui bien souvent touche au cœur.

Dans l'esprit de beaucoup, par exemple, l'âne ne se chevauche pas et ne se dirige pas facilement.

Nous souhaitons revaloriser cette image de l'âne au regard tendre et au caractère têtu, avec lequel il n'est pas si simple de transiger.

Nous voulons redonner ses lettres de noblesses à l'âne.

 

Si le contact avec nos ânesses nous fait tant de bien, nous pensons que c'est partageable.

Nous sommes convaincu que retrouver le pas apaisé de l'âne peut concourir, pour tout un chacun, à se distancer de la folle course du monde.